Intel lance Optane Memory

Intel lance Optane Memory

Intel lance Optane Memory

C’est finalement en cette fin mars qu’Intel lance officiellement ses Optane Memory, dont la disponibilité est attendue pour le 24 avril. Déclinés en versions 16 et 32 Go, ces SSD NVMe au format M.2 et interfacés en PCIe x2 sont destinés à faire office de cache du disque principal. Ce cache ne fonctionne que pour le disque de boot, qui doit être connecté à un chipset Intel Serie 200 voire HM175, QM175 ou CM328 dont le contrôleur est configuré en mode RAID.

Malgré une capacité réduite de 16 ou 32 Go utilisant 1 ou 2 puces 3D Xpoint 128 Gb 20nm, les performances absolues des Optanes n’ont pas trop à rougir, preuve de la supériorité de cette mémoire sur la NAND classique. On est en effet à 1200/280 Mo/s en lecture/écriture séquentielle pour 300K/70K IOPS en aléatoire, dans les deux cas avec 4 commandes simultanés. La latence typique est de 6µs en lecture et 16µs en écriture, alors que la consommation est annoncée à 0.9-1.2w au repos et 3.5w en activité. L’endurance est de 100 Go/jour durant la durée de garantie de 3 ans soit 3400 à 6800 cycles.

Il faut compter 44$ pour la version 16 Go et 77$ pour la version 32 Go. Afin de convaincre Intel met en avant des cas avec d’un côté 8 ou 16 Go de mémoire vive et un disque dur 3.5″ 1 To, et de l’autre le même système avec cette fois 4 Go de mémoire vive et un Optane Memory 16 Go. Malgré la mémoire vive nettement inférieure, la seconde machine serait nettement plus rapide pour un démarrage et le lancement de Word/PowerPoint/Excel/Outlook, l’ouverture d’Adobe Photoshop Elements 15 et d’une image ou encore le lancement de World of Warcraft (13.23s contre 86.37s par exemple pour ce dernier cas).

Des cas idéaux avec un éventail de données à cacher rentrant pile poil sur l’Optane et on l’imagine des lancements préalables répétés, comme c’est toujours le cas avec ce genre de mise en avant. N’oublions pas que chez Intel le cache est un véritable serpent de mer, c’était déjà le cas avec la NAND classique avec Robson en 2005, Briadwood Memory Technology en 2009 et finalement Smart Response Technology en 2011.

Difficile toutefois de trouver ce positionnement pertinent en 2017 quand d’une part des solutions intermédiaires « natives » tels que les SSHD existent également mais surtout que les SSD de capacités raisonnables sont relativement abordables, ce qui couvre déjà un éventail de solution très large pour qui voudrait à juste titre se défaire de la lenteur d’un disque dur classique.

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